PLAN

                 INTRODUCTION

1-   
Premièrement : les malédictions sous diverses formes
2-Victoire

3- Deuxième cause : l’héritage spirituel des ancêtres                 

4-Troisième cause de servitude : l’héritage culturel

  CONCLUSION

 

INTRODUCTION

Les chrétiens, lors de leur conversion à Jésus-Christ, ont changé de régime ! Dès l’instant où ils se mettent à prier le Père en déclarant leur foi en son Fils Jésus, ils passent de l’humanité d’Adam à celle du Christ ! C’est bien ce qu’exprime le baptême. Il est vital de toujours nous replacer sur ce terrain et nous redire ce que déclare la Parole de Dieu : si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création ; les choses anciennes sont passées, voici qu’une réalité nouvelle prend place ! (2 Cor. 5.17).

Alors, s’il en est ainsi, pourquoi beaucoup d’enfants de Dieu sont-ils encore ou de nouveau dominés par des pensées négatives et plus ou moins obsessionnelles, par des émotions incontrôlables et destructrices, par un manque maladif de volonté d’agir en accord avec les commandements de Dieu ? Il peut y avoir simplement une complaisance plus ou moins volontaire envers certains péchés. Dans ce cas, le traitement doit être de revenir à la racine sainte sur laquelle nous sommes greffés : Jésus-Christ, le pardon gratuit de Dieu notre Père et le don de son Esprit ; puis entreprendre, peut-être avec l’aide de quelqu’un de confiance, une reconquête ! Un disciple est quelqu’un qui accepte de se placer sous la discipline dynamique et motivante de son Seigneur !

Mais les emprises mentionnées plus haut ne viennent pas forcément d’un laisser-aller avec le péché et d’une inconstance à demeurer en Christ (= la chair). Il peut y avoir des éléments qui échappent à notre simple bonne volonté, des forces qui nous dépassent. De ce nombre, citons certaines déformations maladives et certaines faiblesses dues à des désordres physiologiques et des blessures affectives qui touchent certains plus que d’autres. Elles sont le lot inévitable d’un monde marqué collectivement par sa séparation d’avec Dieu (ce qui ne signifie pas que Dieu, lui, s’est séparé du monde, bien au contraire : il vient guérir !).

Mais je citerai trois autres causes principales qui ne dépendent pas de nous mais sur lesquelles nous avons une prise comme chrétiens : 1) les malédictions ; 2) les héritages négatifs des ancêtres ; 3) les héritages culturels.

1- Premièrement : les malédictions sous diverses formes

Elles sont plus fréquentes et craintes dans les pays où se pratiquent couramment la sorcellerie et le fétichisme, du moins dans leur forme la plus directe. Des malédictions ont pu être proférées sur quelqu’un dès sa naissance ou dans son jeune âge, soit par rejet de l’entourage pour une raison ou une autre, soit par superstition (l’enfant est lui-même considéré comme source de malédiction pour la famille, par ex. s’il présente des anomalies). Soit encore parce que des ennemis de la famille ont commandité des sorciers pour « jeter des sorts » à tel ou tel membre de cette famille et lui porter tort, voire provoquer sa mort..

Dans les pays marqués par une plus longue tradition chrétienne ou plus rationalistes comme l’Europe, la malédiction sera plus rarement directe, mais elle passera plutôt par des attitudes de rejet et de médisance blessantes. Dans ce cas, les agressions sont de nature plus psychique que spirituelle, car elles agissent sur les émotions d’enfants (même embryonnaires !), d’adolescents et d’adultes (mais ceux-ci peuvent mieux prendre une distance critique à cet égard). Ces attitudes négatives de la part de parents, grands parents, oncles, tantes, maîtres d’école, patrons, voire pasteurs et prêtres produisent des effets assez proches de la malédiction due à la sorcellerie sur les plus jeunes et les plus faibles. Les paroles des personnes en autorité jouent un grand rôle : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue », dit Prov.18.21 ! Au lieu que ce pouvoir de la langue soit employé comme canal de bénédiction de Dieu, il est employé pour véhiculer le rejet, le mépris, même si c’est souvent peu conscient.

Pour en revenir aux « sorts et la divination », l’Ecriture nous instruit : L’histoire de Balaam dans le livre des Nombres ch. 22 à 24 en est l’exemple le plus parlant : Balaam était une sorte de prophète plus ou moins païen, mais qui avait une certaine connaissance prophétique de Dieu. Il avait été payé par un roi païen, Balak roi de Moab, pour maudire le jeune Israël du haut d’une montagne. Dieu en avait dissuadé Balaam ; mais, amorcé par sa convoitise des cadeaux, Balaam a tenté de manipuler Dieu dans le sens qu’il souhaitait : accepter la proposition du roi Balak. Or, non seulement ce « mage » n’a pas pu maudire Israël (le Seigneur l’en a clairement empêché, en le lui disant) mais il est même contraint de bénir le Peuple de Dieu, au grand dam du roi Balak qui ne voulait surtout pas cela ! (Voyez Nb. 22. 7-10 et 19-24, surtout le v. 22 !). Or ce qui est vrai d’Israël est vrai de nous, chrétiens, greffés en Christ sur le tronc d’Israël.


2-Victoire
Nous pouvons conclure que les sorts et la divination n’ont aucune efficacité sur ceux qui ont été arrachés au pouvoir des ténèbres par le Seigneur et qui marchent à sa lumière (Col. 1.12-13) !

Mais il n’en va pas de même pour les personnes qui ne connaissent pas le Sauveur et qui vivent encore dans l’esclavage du monde : elles sont en grande partie manipulées par le « prince de ce monde » et donc vulnérables à ses manœuvres, en particulier ses intimidations. Faire peur aux humains est l’une de ses principales stratégies : elles lui ouvrent des portes ! Ceci n’empêche pas ces personnes de se convertir par la suite et d’être régénérées par le St. Esprit. Toutefois les effets des malédictions prononcées ne s’en vont pas toujours automatiquement à la conversion. Sans prise de conscience de la totale défaite de Satan à la croix, les « victimes » peuvent rester sous leur joug illégitime. Si nous nous rendons compte de cette emprise, il faut alors dénoncer ces malédictions comme des péchés (commis par d’autres) et « délier », par une parole souveraine de foi, celui ou celle qui en a été l’objet.

Elevons la victoire de Jésus immolé et ressuscité ! En effet, Jésus lui-même a été fait malédiction pour nous afin de nous racheter de toute forme de malédiction (Gal. 3.13-14).

Dès que cette affirmation de foi est prononcée dans la prière sous le couvert du Seigneur, nous pouvons faire confiance : la malédiction a été rendue nulle ! En conséquence, une personne qui continuerait d’avoir peur des malédictions donnerait, par sa propre incrédulité, une importance au diable qu’il n’a pas mais qu’il ne demande qu’à prendre ! Prenons plutôt pour nous ce que dit Nb. 23.24 : « ils sont un peuple qui se lève comme une lionne, qui se dresse comme un lion ! »

3- Deuxième cause : l’héritage spirituel des ancêtres

La Bible dit que nous avons hérité de nos ancêtres leur vaine manière de vivre (1 Pi. 1.18) et que, par le sang précieux du Christ, nous en avons été libérés. Non pas que tout ce qui venait de nos ancêtres était mauvais : ils nous ont aussi souvent transmis certaines valeurs positives à ne pas rejeter ! Mais la racine générationnelle est par définition corrompue et corrompt même ce qui est bon. Ceci est particulièrement vrai lorsque ces ancêtres ont cultivé une tradition spirituelle vouée à ou esclave de l’idolâtrie !

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